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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 16:07
Alors que la Suède a ouvert le premier réseau LTE commercial au monde et que plusieurs autres pays (Norvège, Etats-Unis, Japon) s'apprêtent à faire de même, la France en est encore à distribuer des licences 3G. Une de celles-ci a été accordée à Free mobile qui doit encore construire son réseau, et deux autres licences viennent d'être mises sur le marché par l'ARCEP. Dans ce contexte, on peut légitimement s'interroger sur le calendrier de déploiement de la 4G dans notre pays. Pourquoi ce retard apparent par-rapport à nos voisins du nord de l'Europe ?

LTE-copie-1.jpgUn premier aspect important est la disponibilité des fréquences sur lesquelles les opérateurs vont déployer le LTE en Europe:

- La bande 2.6 GHz, utilisée en Suède et en Norvège, est encore utilisée en France par les gendarmes; ceux-ci se sont engagés à libérer le spectre progressivement, de 2010 à 2014, région après région, ce qui ne facilite pas la mise en place des infrastructures de télécommunications 4G qui prendront le relais. Ces fréquences devraient être davantage utilisée en zones urbaines et sub-urbaines pour augmenter les performances et la capacités des réseaux mobiles.

- La bande 800 MHz, dite du dividende numérique, sera elle-même libérée au fur et à mesure du passage des régions à la Télévision Numérique Terrestre, pour une libération complète et une affectation aux services mobile au 1er Décembre 2011. Ce spectre est particulièrement recherché car il permet de couvrir le territoire national avec moins de sites. On parle de "fréquences en or".

Ainsi il est vraisemblable que la France ne disposera pas de réseau commercial LTE avant 2012 au plus tôt, sans tenir compte d'éventuels retards dans le passage des régions les plus densément peuplées à la TNT, à quelques mois des élections présidentielles.

LTE2.jpgNéanmoins c'est cette année que l'ARCEP a prévu de lancer l'appel d'offre pour allouer ces fréquences aux opérateurs français. A la suite de la consultation publique dont la
synthèse a été publiée mi-Janvier, l'ARCEP doit maintenant mettre au point le cahier des charges d'attribution. Les enjeux sont considérables, car les infrastructures mobiles contribueront à la disponibilité du très haut débit dans les zones peu denses et permettront une économie de plusieurs milliards d'euros par-rapport à une couverture complète en accès fixe. 


 

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Published by fortelle.over-blog.com - dans Trés haut débit mobile
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