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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:35
antenne-copie-2.jpgA l'occasion de la sortie d'une étude Exane/Arthur D. Little, une polémique a vu le jour à propos des investissements des opérateurs: ceux-ci seraient en croissance assez modérée alors même que de nombreux observateurs prévoyaient une hausse importante due à l'explosion du trafic de données sur les réseaux mobiles. L'étude affirme ainsi que "les opérateurs européens devraient être capables de s'en sortir avec des investissements qui représenteront 12 % du chiffre d'affaires en 2015, contre 10 % aujourd'hui". 

Il est vrai que les opérateurs peuvent accélérer ou retarder assez aisément leurs investissements, ceux-ci servant notamment de variable d'ajustement en cas de crise économique, sans que les usagers ne ressentent immédiatement de baisse de qualité; France Telecom a ainsi économisé un milliard d'euros entre 2008 et 2009 en ne consacrant plus que 11.5% (et non plus 13.4%) des revenus aux investissements. Mais cette baisse n'est pas seulement due au gel provisoire de certains déploiements (comme la fibre optique): elle illustre aussi la pression concurrentielle subie par les grands équipementiers de réseaux obligés de réduire significativement leurs prix et leurs marges pour garder des parts de marché.
 
La concurrence s'est intensifiée à l'arrivée de nouveaux acteurs chinois, Huawei et ZTE, dont les offres commerciales très attractives ont su séduire de nombreux opérateurs européens. Mais à quel prix ? Le mouvement de consolidation du secteur, la faillite de Nortel, les difficultés financières d'Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens et Motorola (dont la marge opérationnelle est à peine positive, seul Ericsson tire encore son épingle du jeu) ne peuvent être entièrement imputable à la concurrence asiatique; cependant celle-ci y joue un rôle non négligeable. Huawei a ainsi connu une croissance de chiffre d'affaire de 43% en 2008, puis "seulement" 17.5% en 2009 quand celui d'Alcatel-Lucent baissait de 10%. 
 
L'érosion des prix des infrastructures de télécommunications, explique donc aussi en partie l'impact modéré de l'augmentation du trafic sur les réseaux. Mais les chantiers de la fibre optique et du LTE, et la vente de coûteuses licences 3G et 4G, pourraient avoir un impact non négligeable sur le plan d'investissement des opérateurs dans les années à venir. 

 

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Published by fortelle.over-blog.com - dans Trés haut débit mobile
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