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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:33

huaweiCréée en 1988 par un ancien officier de l'Armée de Libération Populaire de Chine, Huawei a présenté des résultats de chiffre d'affaires 2009 de $21.5 Mds, seulement légèrement inférieurs à ceux d'un géant comme Google. La croissance de l'équipementier chinois, qui a plus que triplé ses ventes depuis 2005, est impressionnante. Ses méthodes et sa stratégie sont d'une efficacité implacable: son agressivité commerciale, ses capacités de financement et la progression fulgurante de ses compétences techniques en font un concurrent redoutable, hier sous-estimé, aujourd'hui souvent diabolisé. Les difficultés rencontrées par Huawei en Inde sont, à mon sens, symptomatiques d'un palier stratégique atteint par la société, et dont le franchissement ne sera pas sans conséquences pour son devenir. 


chineRégulièrement confrontés à des accusation d'espionnage et à des liens douteux avec l'armée chinoise, la société Huawei, entièrement privée, n'a pas obligation, comme la totalité de ses concurrents majeurs, de faire auditer ses comptes et de dévoiler aux analystes financiers et industriels le détail de son organisation capitalistique. C'est bien ce que lui reproche l'état indien, dont la décision récente - non officielle - de suspendre l'achat d'équipements de télécommunications chinois notamment pour des raisons de sécurité fait trembler Huawei, dont les ventes dans ce pays sont passées de $170 millions à $2.3 Mds en cinq ans, atteignant plus de 11% de ses revenus mondiaux. La Chine et l'Inde s'affrontent régulièrement sur le plan commercial, et ce n'est pas la première fois que Huawei se heurte aux autorités indiennes, qui craignent que les sociétés de télécommunication chinoises ne profitent de leurs positions en Inde pour installer des systèmes d'espionnage économique sur les réseaux fixes et mobiles. En effet, Huawei n'est pas la seule société visée: ZTE, cotée en bourse, subit également les contraintes de l'administration indienne, ainsi que Acelink et UTStarcom. Le problème va donc au-delà de la seule situation de Huawei, mais la publicité très négative de cette affaire est susceptible d'affecter durablement le fournisseur chinois, qui serait prêt, pour la première fois, à divulguer la répartition de son capital au gouvernement indien.

 

huawei-india.jpgC'est un signe fort de transparence et de bonne volonté qui montre l'importance stratégique de ce moment dans l'histoire d'Huawei. Trop longtemps, l'entreprise a été accusée, à tort ou à raison, d'entretenir des liens obscurs avec l'état chinois; l'affaire indienne remet au devant de la scène le risque d'espionnage industriel qui concerne principalement le coeur des réseaux fixes et mobiles, là où Huawei a su prendre des parts de marché solides. En Inde, Huawei fournit ses équipements à la moitié des opérateurs présents. La concurrence commerciale entre les deux pays sur la scène internationale est telle qu'on peut comprendre la nervosité des autorités. 

 

Rendre public la répartition de son capital (après l'Inde, nul doute que d'autres pays seront intéressés!) est peut-être le premier pas vers une introduction en bourse qui permettrait de lever des milliards d'euros et de réorganiser le bilan de Huawei et la structure de son financement, au prix d'une transparence plus grande et des coûts inhérents aux présentation trimestrielles des résultats. Cela aurait un autre effet majeur: celui de rendre liquides les parts de l'entreprise détenues en majorité par les salariés, rendant ainsi plus concrète la valeur économique de leurs actions. Est-ce cela diminuerait la motivation des employés subitement enrichis ? Peut-être...

 

ll y a là un dilemme sérieux: forcée d'engager un processus de normalisation de sa gouvernance pour continuer à croître sur les marchés porteurs (Inde, Etats-Unis...), Huawei pourrait alors perdre une partie des atouts qui lui permettent aujourd'hui de se diversifier face à Ericsson, Nokia ou Alcatel-Lucent. La transparence a un prix...A quelques semaines des enchères indiennes pour l'attribution des licences 3G, les milliards d'investissement pour la mise en place des réseaux mobiles de troisième génération ne sont pas négligeables dans cette réflexion.



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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 23:46

Les premiers résultats trimestriels de 2010 des équipementiers en réseaux de télécommunications sont l'occasion de pirouettes journalistiques qui montrent bien la complexité de l'analyse, et la perplexité des commentateurs; ainsi a-t-on vu Les Echos.fr changer précipitamment de titre d'article le 23 Avril dernier, passant en milieu de journée d'un pessimisme noir sur la baisse des résultats nets d'Ericsson à un plus souriant "les trimestriels d'Ericsson réveillent le titre". L'analyse stratégique du secteur ne manque pas d'intérêt car les risques et les opportunités s'affrontent dans une bataille sans merci, et les acteurs majeurs ont entamé une transformation drastique de leur modèle économique pour éviter de subir le sort funeste de Nortel.

 

ericssonRegardons de plus près les résultat du leader mondial Ericsson: au premier trimestre 2010, le suédois a maintenu une marge opérationnelle à deux chiffres (10%), et cela malgré une baisse très sensible de ses ventes par rapport au même trimestre en 2009. Ce résultat est à saluer tant le marché des infrastructures de réseaux fixes et mobiles a fait souffrir les entreprises occidentales l'année passée, et continue d'être difficile: les ventes d'Ericsson ont en effet décliné de 9% (et même de 16% à taux de change constants). Sur la même période, le concurrent finlandais Nokia-Siemens-Networks (NSN) a présenté une baisse des ventes identique mais une marge opérationnelle tout juste positive (0.6%), soit de dix points inférieure à celle d'Ericsson. Cette différence (énorme!) est rarement commentée, et Ericsson fait bien de rappeler dans la présentation de ses résultats qu'il reste leader incontesté des réseaux mobiles, plus fort en terme de ventes que ses deux poursuivants réunis. Le résultat est beaucoup moins probant dans les réseaux fixes, et encore moins dans l'activité de croissance, intitulée "Multimédia", qui montre de sérieux signes de faiblesse avec une baisse des ventes de près de 30% par-rapport à T12009, et des pertes opérationnelles importantes (-13%).

 

Si l'on poursuit la comparaison entre les deux rivaux scandinaves, on se rend compte de l'importance de plus en plus grande de l'activité de services qui représente 40% des ventes d'Ericsson au premier trimestre, en progression de 3% par-rapport à 2009. Les services contribuent à hauteur de plus de 48% des ventes de NSN sur la même période. Ces grands équipementiers suivent donc en partie la même stratégie qu'IBM à partir de 1993, cherchant dans les services la croissance et la profitabilité perdue dans les matériels et logiciels dont la valeur ajoutée baisse drastiquement car les coûts de R&D restent très importants.

 

FCCUn autre aspect intéressant est la stratégie de différentiation géographique: Ericsson a réussi à s'implanter de façon majeure en Amérique du Nord, les Etats-Unis représentant à eux seuls 19% des ventes du groupe au premier trimestre, grâce notamment à l'achat des actifs CDMA/LTE de Nortel. Sur la même période, NSN réalisait seulement 5.6% de ses ventes en Amérique du Nord. Ce positionnement d'Ericsson est particulièrement pertinent étant donné les efforts d'investissement très importants que les opérateurs mobiles américains ont déjà commencé à mettre en oeuvre, sous l'impulsion du plan "très haut débit" de la FCC.

 

LTE2Les opportunités du secteur sont fortement liées à la croissance rapide des usages de l'internet mobile et à la multiplication des objets communicants, dont Ericsson annoncent qu'ils dépasseront en nombre 50 milliards dans le monde en 2020. Les réseaux devront bien absorber ce trafic gigantesque qui commence déjà, sous l'influence de terminaux ergonomiques et performants, à congestionner les réseaux à certaines heures du jour dans les zones les plus denses. Le succès grand public des tablettes connectées en 3G ne fera que renforcer ce phénomène. Confrontés à des plans d'investissement massifs en 3G/4G et en fibre optique, les opérateurs jouent la carte de la concurrence acharnée entre les équipementiers. Ericsson, NSN et Alcatel-Lucent se heurtent ainsi à la concurrence chinoise de Huawei et ZTE dont la croissance insolente explique en partie l'affaissement des marges des fournisseurs occidentaux. Par-ailleurs, par l'acquisition de Starent, le poids lourd Cisco est entré lui-aussi dans la compétition pour la fourniture d'éléments de coeur de réseaux mobiles, en attendant peut-être de nouvelles acquisitions pour compléter sa gamme. Cette concurrence acharnée explique la transformation vers les services et la mise en place de zones de prééminence géographique (Huawei et ZTE peinent encore à accéder au marché nord-américain).

 

2010 sera sans aucun doute une année de transition. Les équipementiers luttent pour garder un rôle stratégique auprès des opérateurs, que leur subtilisent de plus en plus les grands acteurs de l'internet. Cette inversion est peut-être le symptôme le plus inquiétant de tous: elle illustre les difficultés de l'industrie traditionnelle à anticiper et comprendre l'importance structurelle du "cloud computing", et ses conséquences sur les réseaux.

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 09:18

chineEn une décennie, l’omniprésence chinoise dans le monde est devenue une réalité. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est Courrier International qui consacre aujourd'hui un numéro spécial au pays du soleil levant. Pékin a su développer son influence économique dans de nombreux domaines par la mise en place d'une stratégie cohérente, continue, initiée et suivie de près par l'Etat. Les technologies de l'information n'échappent pas à la règle: au contraire, elles l'illustrent particulièrement bien. Une préférence nationale garantie sur le marché intérieur, des facilités financières accordées par des banques publiques ont permis à Huawei et ZTE, équipementiers en réseaux et terminaux de télécommunications de devenir des acteurs de dimension internationale.


zte.gifSi Huawei est souvent cité en exemple, en raison de son exceptionnelle croissance, de son manque de transparence et de son objectif de leadership mondial, n'oublions pas qu'une autre société veut suivre cet exemple: ZTE, dont les résultats annuels ont été publiés hier. Les deux industriels sont à la fois frères ennemis et cousins éloignés. Frères ennemis car leur rivalité est notoire, à tel point que les opérateurs n'hésitent pas à les mettre en concurrence, sachant que les prix termineront à un niveau plancher, aucune des deux sociétés n'acceptant de perdre contre l'autre. Cousins éloignés car Huawei et ZTE se sont formés selon deux modèles différents, comme si les autorités chinoises voulaient tester deux stratégies: ZTE est cotée en bourse, ce qui explique d'ailleurs selon elle en partie le retard de sa croissance par-rapport à Huawei, société privée dont les parts sont détenues en majorité par les employés. Autres différences: ZTE est davantage présent sur le marché des terminaux où elle talonne Sony-Ericsson pour la quatrième place mondiale. Huawei se positionne en challenger du leader mondial Ericsson dans le secteur des infrastructures, et réalise 75% de ses revenus hors de Chine, contre 50% "seulement" pour ZTE. Enfin, l'état chinois est clairement actionnaire de ZTE, alors que les liens entre Huawei et les autorités de Pékin sont moins évidents, bien que son charismatique Président Ren Zhen-Fei soit issu de l'Armée Populaire de Libération.


huaweiLe retard de ZTE par-rapport à Huawei dans l'expansion internationale semble avoir courroucé ses actionnaires, puisque le Directeur général a été remplacé il y a quelques jours: Shi Lirong succède à Yin Yimin. Le Président du conseil d'administration de ZTE,  Hou Weigi, a précisé les objectifs de la nouvelle direction: "nous sommes sûrs que Mr Shi va poursuivre avec succès notre objectif de devenir un leader global dans le domaine des équipements télécoms". Autrement dit, ZTE doit rattraper son retard sur Huawei par tous les moyens. Rappelons quelques chiffres: avec des revenus de $8.8 Mds en 2009, ZTE reste petit par-rapport à Huawei qui pèse près de deux fois plus lourd, soit $16.2 Mds la même année. En revanche, les taux de croissance annuels des deux tigres industriels sont inversement proportionnels: 36% pour ZTE et 19% "seulement" pour Huawei. Rappelons que tous les autres équipementiers occidentaux (Ericsson, Alcatel-Lucent, Nokia-Siemens) ont présenté des taux de croissance négatifs sur la même période. Pour 2010, les frères ennemis gardent le cap: Huawei voudrait croître encore de 20%, et ZTE dit continuer à surperformer ce chiffre pour combler son retard.


Qui aurait parié sur ces deux sociétés de Shenzen dans les années 1990 ? A l'époque, Nortel, Lucent, Nokia, Alcatel et Ericsson régnaient en maîtres incontestés sur les marchés des télécommunications fixes et mobiles. Aujourd'hui, la concurrence engendrée par la compétitivité chinoise laisse des cadavres d'entreprise sur la route. Pour résister à ce rouleau compresseur, les équipementiers européens se serrent la ceinture, espèrent un minimum d'intervention publique (comme on l'a vu pour Free mobile) et jouent sur les enjeux du développement durable et de la responsabilité d'entreprise. Ils espèrent aussi une chose: que la lutte intestine entre sociétés chinoises, au lieu de provoquer une concurrence positive, finisse par décrédibiliser et fragiliser les frères ennemis dont la haine réciproque pourrait aveugler au point de provoquer des erreurs stratégiques. 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:49

nortel.jpgLa concentration du secteur des équipementiers de réseaux télécoms est en marche; le dépeçage de Nortel n'était pas encore complètement terminé que l'on notait déjà les atermoiements des actionnaires de Nokia-Siemens après les lourdes dépréciations d'actifs de la co-entreprise en Q4 2009. Plus récemment, l'annonce de la scission des activités terminaux et réseaux de Motorola (pour la vente probable de cette dernière) a encore aiguisé l'appétit des acquéreurs potentiels, au premier rang desquels le constructeur chinois Huawei.


La candidature de Huawei n'est pas anodine. L'entreprise chinoise, dont 75% des ventes se font à l'international, se heurte depuis des années au protectionnisme américain et ne parvient pas à se développer outre-atlantique aussi bien qu'en zone Europe, Moyen-Orient et Afrique. Or, la croissance nord-américaine est un facteur clé de succès pour Huawei sur le chemin d'une domination mondiale qui serait ultimement contestée à Ericsson d'ici cinq ans, si l'entreprise continuait à croître de plus de 20% par an. Comment contourner l'obstacle du congrès américain, et parvenir à améliorer l'image du groupe aux Etats-Unis ? N'oublions pas qu'Huawei a été fondé et est encore dirigé par un ancien membre de l'armée populaire de libération. Sa tentative de rachat de 3Com avait été bloquée en 2008 par l'administration Bush. Comment éviter un nouvel échec ?


huaweiL'entreprise s'est ainsi fortement engagée dans un effort de lobbying sans précédent auprès des autorités américaines, et serait prête à signer un accord avec le gouvernement pour contrôler son activité aux Etats-Unis, à l'image de celui contracté par Alcatel peu avant la fusion avec Lucent. Ses coûteux efforts de communication institutionnelle vont également dans le sens d'une normalisation de son image de marque: rédaction d'un rapport sur la responsabilité sociale d'entreprise, financement de bourses de recherche, création d'emplois dans des pays touchés par la crise ne font cependant pas oublier qu'Huawei est une société non cotée peu transparente, qui bénéficie de crédits considérables de la China Development Bank (30 milliards de dollars).

 

L'acquisition des activités réseaux de Motorola ouvrirait à Huawei l'accès au marché américain, mais pas seulement: notre belle capitale Paris est encore couverte en réseau GSM par des équipements vendus en 1999 par l'entreprise américaine à Orange; après Bouygues Telecom et SFR, Huawei deviendrait ainsi mécaniquement fournisseur stratégique de France Telecom sur le sol national. Ce serait faire d'une pierre deux coups. A moins que, sentant le coup venir, les concurrents occidentaux d'Huawei subtilisent au nez et à la barbe des chinois la proie tant convoitée.

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:17

L'information a fait le tour du monde cette semaine, à propos des réseaux mobiles: pour la première fois, le trafic des services de données a surpassé celui de la voix. Plus généralement, la somme de ces trafics va au moins doubler chaque année jusqu'en 2014, selontrafic mobile Cisco, sous l'effet des usages liés aux nouveaux terminaux intelligents et aux réseaux sociaux; l'arrivée massive des tablettes à grand écran risque encore d'accroître le risque de saturation, si celles-ci se connectent massivement aux réseaux 3G.


Dans ce contexte, on pourrait croire que les équipementiers de réseaux mobiles se portent très bien, grâce à des ventes massives liées à la densification des infrastructures. Il n'en est rien! Il suffit de consulter les rapports annuels 2009 de Nokia, Alcatel-Lucent et Motorola pour constater que leurs divisions dédiées aux réseaux sont en grande difficulté. Nortel a purement et simplement disparu. Le secteur a d'ailleurs connu une consolidation importante ces dernières années, sous l'effet d'une nouvelle concurrence asiatique et de la baisse drastique des prix. Seuls deux acteurs paraissent sortir grands gagnants de cette situation. Ericsson, leader mondial suédois, continue de gagner des contrats majeurs et s'impose comme figure incontournable du marché; Huawei, géant chinois encore inconnu il y a dix ans, connaît une croissance insolente sur tous les continents et s'impose peu à peu dans la position de challenger aux dents longues. 


ericsson.jpgL'actualité se fait le reflet de ce choc des titans: Ericsson a annoncé coup sur coup des mega-contrats en Inde et en Chine. Ceux-ci sont à la hauteur de l'incroyable développement de la pénétration mobile dans ces immenses territoires; l'unité de mesure en chiffre d'affaire est au minimum le milliard d'euros, ce qui souligne l'importance stratégique de cette zone géographique pour les équipementiers télécoms. L'an dernier, un autre contrat avait défrayé la chronique, Sprint ayant confié à Ericsson l'ensemble de ses opérations de huawei.jpgréseaux, pour un montant historique de près de cinq milliards de dollars. Huawei impressionne surtout par ses résultats annuels: son chiffre d'affaire annuel 2009 est en hausse de 19% en pleine crise, quand la plupart des autres équipementiers accusent des baisses sensibles, et son bénéfice net atteint $2.7 Mds, plus du double qu'en 2008. L'objectif de croissance des ventes reste de 20% pour 2010, dans un marché que les plus optimistes annoncent stable, ou en augmentation de 2 à 5%. 


Les opérateurs jouent de cette concurrence acharnée pour obtenir des conditions très favorables à la modernisation de leurs réseaux. Ils accélèrent ainsi la consolidation de leurs fournisseurs, et certains prédisent même que seuls deux ou trois acteurs survivront à cette pression concurrentielle: parmi ces survivants, Ericsson et Huawei font figure de favoris.

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